100 000$, le sabot et le Guggenheim

The Hugo Boss Prize 2010, Hans-peter Feldmann.

L’argent ne se trouve pas sous le sabot d’un cheval certes mais sur les murs du Guggenheim, oui. 100 000 dollars collés sur les très distingués placo-plâtres de la galerie.

L’artiste choisi d’exposer son prix Hugo Boss reçu précédemment. Sens du recyclage ou expression du lien qui unit art et argent ?

Voici le portrait d’un robot

Portrait d’Edmond de Belamy, 1ère œuvre ­produite par une intelligence artificielle, créée par 3 « artistes » français, Hugo ­Caselles-Dupré, Gauthier Vernier et Pierre Fautrel.

Elle est peut être la prochaine rupture de l’histoire de l’art contemporain. Elle en a déjà les signes puisqu’elle soulève les passions, certains n’hésitant pas à qualifier le tableau de plagiat ou d’imposture.

Rupture esthétique mais pas que… Remise en question du statut d’artiste et des institutions : comment le portait réalisé par des informaticiens grâce à la « technique » du pixel coloré peut-il prétendre à être oeuvre d’art ? Tout un sujet qui sera discuté par les experts prochainement à ne pas en douter.

Le tableau a été vendu aux enchères plus de 380 0000€ en octobre 2018, par Christie’s. Si, en plus, l’argent s’en mèle…

PS : Le robot ne laisse rien au hasard: jetez un coup d’oeil à la signature en bas à droit du tableau.

Drapeau rouge sang

Drapeau catalan peint pour le carton d’invitation d’une exposition à Barcelone, 1971, Antoni Tapies.

A l’arrière plan, l’écriture grise fait référence à l’histoire et l’art catalans;

Au 1er plan, la version de l’artiste du drapeau catalan : quatre barres rouges sur un champ jaune comme un clin d’œil à la Catalogne. La légende voudrait que le drapeau catalan ait été inventé par un comte de Barcelone agonisant, dessinant avec ses doigts ensanglantés sur son bouclier doré pour créer le symbole de la Catalogne.

Draw, Paint, Print pour Noël

Idée cadeau pour un « Noël arty contemporain »: « Draw, paint, print » as great artists de Marion Denhars.

Bonne nouvelle ! Disponible uniquement en anglais donc une occasion de faire un peu d’anglais, so chic ! Et une bonne excuse de vous amuser à gribouiller des oeuvres d’art contemporaines avec vos enfants qui ne speak pas encore la langue de Shakespeare.

Donc si vous cherchez un livre sympa sur l’art contemporain avec des exercices créatifs et amusants, ce livre est pour vous !!! Pour les enfants mais pas que… Je l’ai moi-même commandé et testé : je confirme donc sont intérêt certain pour la découverte du prochain great artist…

Disponible sur Amazon ici.

Et n’hésitez pas à faire suivre vos oeuvres d’art en commentaire…

Lost in space

Progress, 2015, John Brosio, oil on canvas.

Il n’y a pas de doute : cette scène est étrange. Nous avons pourtant l’habitude de voir des fusées posées sur les sols extra terrestres : Les blockbusters et séries, les Amstrong et Apollo nous ont familiarisé avec le sujet.

Mais ici, l’auteur introduit une nouvelle dimension : les astronautes, en costume, préparent une salle de réunion ou lisent un journal, à la façon terrienne, avec leurs gestes habituels sans être particulierement génés par le changement d’atmosphere, le sol, l’apesanteur. Ce qui peut amèner les pistes de réflexion suivantes :

La conquète de l’espace, le progrès technologique, le réchauffement climatique… Est ce que tout cela ne nous dépassent pas comme cette immense fusée ramenant l’Homme à un être minuscule tel une fourmie qui traverse le jardin au milieu des pots de fleur et des instruments de rattissage, tonte, bechage… ?

Quel sens donner aux simple objets du quotidiens, à notre vie actuelle dans un autre contexte ? Auront-ils encore un sens ailleurs ou demain ? Ces « spacemen » insouciants sont accrochés à leur matériel en bois ou objet en papier car, s’ils les perdent, ils ne pourront plus les retrouver ni les reproduire sur cette terre lointaine. Se cachent-ils la réalité, la vérité de la situation ? Ne voient-ils pas que l’utilisation de ce matériel en ce lieu est impropre, inutile voire ridicule ? Essaient-ils de se raccrocher aux derniers souvenirs de l’humanité ? Ils ont sauvé ce qu’ils ont pu : table et chaises pour reconstruire le futur, journal pour se rappeler l’Histoire et ne pas la répéter…

Est ce que l’auteur nous dit que tout continue comme avant alors que tout change autour de nous ?

Sculptures réalistes oui mais fantastiques !

Les sculptures, réalisées par Bruno Weber dans l’esprit du mouvement réaliste fantastique, sont installées dans le parc éponyme à Dietikon en Suisse. Lorsque l’on rentre dans ce lieu, on entre dans un conte de fée, un monde parallèle fait d’être familiers et étranges à la fois. Parfait pour un dimanche après midi en famille.

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Une sculpture communicante

A Monumental Journey, 2016, Kerry James Marshall.

Matériau : briques noires à base de manganèse

Ce sont 2 tambours africains posés en équilibre. 

Ils sont utilisés traditionnellement par les Yoruba d’Afrique de l’Ouest pour communiquer sur de longues distances. 

Ils sont appelés tambours parlants car les variations de sons qu’ils produisent sont proches de ceux de nos cordes vocales. Ceci grâce à sa forme en sablier et des bandes de tensions qui agissent comme un diaphragme.

L’œuvre symbolise l’importance de la communication mais aussi la nécessité voire la difficulté de parvenir à un système de justice équilibré. Comment le savons-nous ? grâce au contexte de la commande :  Un hommage à l’association juridique la plus ancienne et la plus importante des USA  qui a vocation d’apporter son aide aux minorités aux Etats Unis.