Lost in space

Progress, 2015, John Brosio, oil on canvas.

Il n’y a pas de doute : cette scène est étrange. Nous avons pourtant l’habitude de voir des fusées posées sur les sols extra terrestres : Les blockbusters et séries, les Amstrong et Apollo nous ont familiarisé avec le sujet.

Mais ici, l’auteur introduit une nouvelle dimension : les astronautes, en costume, préparent une salle de réunion ou lisent un journal, à la façon terrienne, avec leurs gestes habituels sans être particulierement génés par le changement d’atmosphere, le sol, l’apesanteur. Ce qui peut amèner les pistes de réflexion suivantes :

La conquète de l’espace, le progrès technologique, le réchauffement climatique… Est ce que tout cela ne nous dépassent pas comme cette immense fusée ramenant l’Homme à un être minuscule tel une fourmie qui traverse le jardin au milieu des pots de fleur et des instruments de rattissage, tonte, bechage… ?

Quel sens donner aux simple objets du quotidiens, à notre vie actuelle dans un autre contexte ? Auront-ils encore un sens ailleurs ou demain ? Ces « spacemen » insouciants sont accrochés à leur matériel en bois ou objet en papier car, s’ils les perdent, ils ne pourront plus les retrouver ni les reproduire sur cette terre lointaine. Se cachent-ils la réalité, la vérité de la situation ? Ne voient-ils pas que l’utilisation de ce matériel en ce lieu est impropre, inutile voire ridicule ? Essaient-ils de se raccrocher aux derniers souvenirs de l’humanité ? Ils ont sauvé ce qu’ils ont pu : table et chaises pour reconstruire le futur, journal pour se rappeler l’Histoire et ne pas la répéter…

Est ce que l’auteur nous dit que tout continue comme avant alors que tout change autour de nous ?

Sculptures réalistes oui mais fantastiques !

Les sculptures, réalisées par Bruno Weber dans l’esprit du mouvement réaliste fantastique, sont installées dans le parc éponyme à Dietikon en Suisse. Lorsque l’on rentre dans ce lieu, on entre dans un conte de fée, un monde parallèle fait d’être familiers et étranges à la fois. Parfait pour un dimanche après midi en famille.

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Une sculpture communicante

A Monumental Journey, 2016, Kerry James Marshall.

Matériau : briques noires à base de manganèse

Ce sont 2 tambours africains posés en équilibre. 

Ils sont utilisés traditionnellement par les Yoruba d’Afrique de l’Ouest pour communiquer sur de longues distances. 

Ils sont appelés tambours parlants car les variations de sons qu’ils produisent sont proches de ceux de nos cordes vocales. Ceci grâce à sa forme en sablier et des bandes de tensions qui agissent comme un diaphragme.

L’œuvre symbolise l’importance de la communication mais aussi la nécessité voire la difficulté de parvenir à un système de justice équilibré. Comment le savons-nous ? grâce au contexte de la commande :  Un hommage à l’association juridique la plus ancienne et la plus importante des USA  qui a vocation d’apporter son aide aux minorités aux Etats Unis.