L’art  :  une autre réalité  ? 

Judith, 2006, Vera Preobrazhenskaya

Ce tableau fait partie du courant Nouvelle Réalité, né en Russie à la fin des années 50 et qui encourage les artistes à convertir leurs sensations et leurs émotions en représentations abstraites. On appellera cela la méthode Bielutin (du nom de son inventeur). Cette méthode s’appuie sur la théorie du Contact, basée sur la puissance créative innée des gens dans tous les domaines d’activité et dont Bielutin a fait un manuel de 700 pages…

I’m sexy and i know it… no  ?! 

X-4,1978, E’wao-Kagoshima.

Pastel, gouache et stylo sur papier.

Ses peintures sont hyper-imaginatives et érotiques empruntant des éléments visuels à Picasso, Klossowski et Baldessari. Caricatures et kitsch se sont imposés dans son oeuvre et sont devenus le support d’interprétation de l’histoire de l’art et de la culture japonaise traditionnelle. Sa marque de fabrique : le pop-surréalisme.

« La peinture est un monstre… »

Untitled, 2004, Gilgian Gelzer, acrylic on canvas.

Son travail questionne l’espace et la façon dont la forme y prend place. «La peinture est un monstre qui s’accapare un très grand nombre de réalités pour incarner une expression concrète du monde.» Gilgian Gelzer.

Lumière sur l’Amérique

Double America 2, 2014, Glenn Ligon.

Son oeuvre incisive explore l’Amérique à travers son histoire, sa littérature, sa langue et son identité. Artiste touche à tout, outre les textuels néons, sa pratique comprend la peinture, la photographie, les sculptures, l’impression, l’installation et la vidéo. Son art politiquement provocateur questionne la civilisation américaine. Influences : peinture moderne et art conceptuel.

Art, je t’ai dans la peau

Under the immortal skin, 2017, Soto Climent.

La vraie essence de son travail : l’être humain et sa relation avec les autres et le monde.

Sa méthode :

– s’appuier sur une économie de matériaux pour valoriser le message et l’émotion qui en découle,

– rechercher le geste poétique qui transforme, sans produire, ce qui est déjà au monde pour démontrer comment un simple pli, un entrelat ou l’extension d’un ou de plusieurs objets peut ouvrir d’innombrables «fenêtres» de perception et de compréhension.

C’est cette capacité à animer l’inanimé qui nous distingue en tant qu’hommes; Pour Soto Climent, l’art ne doit pas s’abandonner à la surproduction insignifiante, mais doit chercher, libérer et partager cette énergie invisible.

Inspiration : l’intervention de Socrate sur la nature de l’amour dans le Symposium de Platon. L’artiste se perd dans une jungle de textures et de tissus conçus pour les vêtements, tels que les leggings, les bikinis ou les soutiens-gorge qui, en raison de leur adhérence, sont pleins de substance humaine et représentent une sorte de seconde peau. Ils sont tordus et étirés, fragiles et frangibles, tout comme l’être humain qui les porte. Il manipule ces matériaux pour les placer, pour la première fois, sur des panneaux de bois. Les couleurs sont vives, imitant presque les costumes portés lors de ces rituels primitifs qui s’appuyaient sur des vêtements, des accessoires et des masques pour essayer de communiquer

avec le surhumain. L’artiste mexicain puise dans la poétique des mythes et des traditions pour parler d’un art qui n’est pas nécessairement production et innovation, mais partage et union.

Source : http://www.t293.it/exhibitions/martin-soto-climent-under-the-immortal-skin/

L’artiste Robert Indiana et son oeuvre « Love »

Love, 70’, Robert Indiana.

4 lettres imposantes en acier comme 4 points cardinaux incontournables. Comme si l’artiste nous montrait la voie vers l’amour. Au sommet de la sculpture, dans le sens du vent ne ressemble-t-il pas d’ailleurs lui même à la girouette qui montre le courant à suivre ? Et la lettre “O” penchée ne montre-t-elle pas la route a suivre telle une flèche sur notre chemin ?

Vogager dans le temps avec Lluis

Travellers in time. Ruins with an obelisk in the distance, 2015, Lluis Barba.

​Un classique revisité  !  Je m’explique  :  La matière 1ère de travail de ce tableau contemporain est un tableau d’une autre époque ;  celle du 18ème siècle, de style rococo : “ruines avec une obelisque dans le lointoin” du peintre français Hubert Robert. C’est un paysage composé de monuments romains classiques que l’on perçoit toujours dans la nouvelle version de Lluis Barba.

La vrai astuce de l’artiste contemporain Lluis Barba a été premièrement de réutiliser la technique narrative de son prédecesseur :

Représenter des personnages en taille réduite presque miniature mettant en évidence la taille et la structure des monuments. Sont insérés ainsi des petits éléments de société dans une peinture de paysage abandonné, rappelant aux spectateurs la vie et la gloire passée des lieux.

Mais à sa manière il choisit d’accentuer le jeu des contrastes grâce à la mise en scène de célébrités ou de personnes anonymes faisant l’actualité politique et sociale de notre décennie.

Ce procédé va mettre en avant la beauté naturelle et simple du décor antique face à la beauté ostentatoire et fabriquée de stars de cinéma.

Et si on regarde d’encore plus près le spectateur pourra voir au pied du monument à l’intérieure de l’enceinte, voir sous terre dans la composition des scènes plus dures, de moments tristes, comme cachés car la vraie vérité qui dérange s’efface face au reste.

On note également un photographe qui immortalise la scène (en bas à droite) interrogeant le spectateur sur le rôle des relais de l’information qu’ils soient processionnels ou bien particulier…

L’artiste dans le tableau : en bas, à gauche d’une petite fille coiffée d’une couronne de fleur et habillée d’une robe blanche à fleurs bleues.

Le secret d’Adinkra

Microcron 6b. 2013, Owusu-Ankomah. 

Acrylic on canvas. 

Cette composition présente des idéogrammes traditionnels du système de symboles Adinkra du peuple Akan du Ghana. Les signes et les symboles d’Adinkra ont des significations littérales, symboliques et proverbiales, qui ont été traditionnellement utilisées comme motifs pour le textile. Ils sont combinés avec d’autres idéogrammes comme ceux de la langue chinoise, ainsi qu’avec des symboles contemporains pour créer un langage visuel personnel.

La palette graphique est fortement contrastée (noir et blanc), avec des figures masculines musclées se déplaçant puissamment à travers la peinture.

Le titre, Microcron, a été inventé par l’artiste. Il représente le symbole ultime – le symbole des symboles – et fait référence à un système d’ordre et de philosophie englobant le tout.

Source : http://www.smith.edu/artmuseum/Collections/New-Acquisitions