L’art thérapeute

Freud, Fish and Butterfly, 2012, Wang Haiyang.

Souvent social et engagé, sa peinture est intérieure. Représentation de son angoisse subconsciente et de ses désirs enfouis. Le tout prend forme en scènes imaginaires qui peuvent mettre un peu mal à l’aise le spectateur car hors confort visuel et émotionnel habituel. Ses pièces oniriques se rapprochent du surréalisme. Effet accentué lorsque l’artiste décline ses peintures sous forme de vidéos, de peintures animées (https://youtu.be/tc6wRR_TodM)

Emotions pastel

Forest park, gouache, 2017, Heather Lee Birdsong.

Forest park est un endroit sauvage au coeur de la ville de Portland dans l’Oregon.

Le tableau décrit les émotions personnelles ressenties dans un lieu public, ici le parc. L’ensoleillement et les fleurs présentes influencent la palette de couleurs.

Ça tourne  ! 

Untitled, 2011, Lee Bae

Acrylique et pigments de charbon

Travail sur le contraste et la densité de la couleur noire pour lui donner du corps. Le médium utilisé pour ce travail, le charbon, est choisi pour :

– ces qualités plastiques qui assurent la profondeur du noir,

– ces références culturelles puisque le charbon (bois brulé) a été, dans l’art, l’un des 1er outils utilisé pour dessiner. Et sera également un matériau de construction de maison au Japon : technique du shou-sugi-ban.

– sa symbolique, car allegorie en chimie de la matière première. Le dictionnaire des symboles ajoute qu’il s’agit du “Symbole du feu caché, de l’énergie occulte; la force du soleil dérobée par la terre est enfouie en son sein; réserve de chaleur. Un charbon ardent représente une force matérielle ou spirituelle contenue, qui chauffe et éclaire, sans flamme et sans explosion; parfaite image de la maîtrise de soi chez un être de feu. Le charbon noir et froid ne représente que des virtualités; il a besoin d’une étincelle, d’un contact avec le feu, pour révéler sa vraie nature. Il réalise alors la transmutation alchimique du noir au rouge. Il est une vie éteinte, qui ne peut plus se rallumer par elle-même, s’il reste noir.”

Ça pixel’art ! 

Lac Sainte-Anne, 2008, David Garneau.

La technique est la superposition des motifs tourbillonnants réalisés avec des points de ton clair sur une peinture aux contours simplifiés et une palette chaude.

Un hommage et une réappropriation du pointillisme. Un clin d’oeil aux images de nos écrans créées à partir de milliers pixels. Le saviez-vous ? : pixel = picture element. 

L’art contrasté.. et non contrarié

Monuments To The Normal Ones de Josefina Sierra Guzman est une série de petites sculptures.

L’innovation se trouve dans le comment c’est fait : les matériaux utilisés combinent des objets bon marché ou usés tels que des pierres, de l’argile et des plastiques avec des pièces métalliques parfaitement dessinées, travaillées. A cela s’ajoute l’association d’un côté de matières souples et de l’autre de pièces durs avec lesquelles l’artiste parvient à créer une composition équilibrée.

Chacune des sculptures est un hommage à des qualités peu reconnues et des situations banales comme les titres des oeuvres le signalent : “hommage à nous, les lents” ou “l’hommage aux choses gratuites”.

Fluo en vue dans le désert

Seven Magic Mountains, 2016, Ugo Rondinone.

Le désert du Nevada s’anime tout d’un coup avec les 7 colosses de calcaire de l’artiste Hugo Rondinone. Interruption sans ménagement de l’immobilité de ces vastes étendues arides. Les couleurs fluos et les formes de cette formation de pierre contrastent avec le paysage des lieux.

Une des installations les plus grandes des États-Unis depuis plus de 40 ans, située à quelques 15 kilomètres au sud de Las Vegas, près du lac Jean Dry.

L’artiste travaille ici sur les volumes, les perspectives et le modelage de la lumière en milieu naturel. Mais pas seulement ; il souligne aussi, par cette oeuvre, les frontières entre la matière brute et la matière artificielle, la réalité et le simulacre.

Acrylic splash ! 

Canal, 1963, Helen Frankenthaler.

Le tableau représente des formes fluides et aplaties. L’artiste créée des formes dans des couleurs semi-transparentes, brillantes et denses avec des bords bien marqués. Un peu à la façon de Pollock, elle crée l’accident tout en contrôlant le jeu de formes, de couleur et d’espace.