L’art contrasté.. et non contrarié

Monuments To The Normal Ones de Josefina Sierra Guzman est une série de petites sculptures.

L’innovation se trouve dans le comment c’est fait : les matériaux utilisés combinent des objets bon marché ou usés tels que des pierres, de l’argile et des plastiques avec des pièces métalliques parfaitement dessinées, travaillées. A cela s’ajoute l’association d’un côté de matières souples et de l’autre de pièces durs avec lesquelles l’artiste parvient à créer une composition équilibrée.

Chacune des sculptures est un hommage à des qualités peu reconnues et des situations banales comme les titres des oeuvres le signalent : “hommage à nous, les lents” ou “l’hommage aux choses gratuites”.

Fluo en vue dans le désert

Seven Magic Mountains, 2016, Ugo Rondinone.

Le désert du Nevada s’anime tout d’un coup avec les 7 colosses de calcaire de l’artiste Hugo Rondinone. Interruption sans ménagement de l’immobilité de ces vastes étendues arides. Les couleurs fluos et les formes de cette formation de pierre contrastent avec le paysage des lieux.

Une des installations les plus grandes des États-Unis depuis plus de 40 ans, située à quelques 15 kilomètres au sud de Las Vegas, près du lac Jean Dry.

L’artiste travaille ici sur les volumes, les perspectives et le modelage de la lumière en milieu naturel. Mais pas seulement ; il souligne aussi, par cette oeuvre, les frontières entre la matière brute et la matière artificielle, la réalité et le simulacre.

Acrylic splash ! 

Canal, 1963, Helen Frankenthaler.

Le tableau représente des formes fluides et aplaties. L’artiste créée des formes dans des couleurs semi-transparentes, brillantes et denses avec des bords bien marqués. Un peu à la façon de Pollock, elle crée l’accident tout en contrôlant le jeu de formes, de couleur et d’espace.

L’art  :  une autre réalité  ? 

Judith, 2006, Vera Preobrazhenskaya

Ce tableau fait partie du courant Nouvelle Réalité, né en Russie à la fin des années 50 et qui encourage les artistes à convertir leurs sensations et leurs émotions en représentations abstraites. On appellera cela la méthode Bielutin (du nom de son inventeur). Cette méthode s’appuie sur la théorie du Contact, basée sur la puissance créative innée des gens dans tous les domaines d’activité et dont Bielutin a fait un manuel de 700 pages…

I’m sexy and i know it… no  ?! 

X-4,1978, E’wao-Kagoshima.

Pastel, gouache et stylo sur papier.

Ses peintures sont hyper-imaginatives et érotiques empruntant des éléments visuels à Picasso, Klossowski et Baldessari. Caricatures et kitsch se sont imposés dans son oeuvre et sont devenus le support d’interprétation de l’histoire de l’art et de la culture japonaise traditionnelle. Sa marque de fabrique : le pop-surréalisme.

« La peinture est un monstre… »

Untitled, 2004, Gilgian Gelzer, acrylic on canvas.

Son travail questionne l’espace et la façon dont la forme y prend place. «La peinture est un monstre qui s’accapare un très grand nombre de réalités pour incarner une expression concrète du monde.» Gilgian Gelzer.

Lumière sur l’Amérique

Double America 2, 2014, Glenn Ligon.

Son oeuvre incisive explore l’Amérique à travers son histoire, sa littérature, sa langue et son identité. Artiste touche à tout, outre les textuels néons, sa pratique comprend la peinture, la photographie, les sculptures, l’impression, l’installation et la vidéo. Son art politiquement provocateur questionne la civilisation américaine. Influences : peinture moderne et art conceptuel.

Art, je t’ai dans la peau

Under the immortal skin, 2017, Soto Climent.

La vraie essence de son travail : l’être humain et sa relation avec les autres et le monde.

Sa méthode :

– s’appuier sur une économie de matériaux pour valoriser le message et l’émotion qui en découle,

– rechercher le geste poétique qui transforme, sans produire, ce qui est déjà au monde pour démontrer comment un simple pli, un entrelat ou l’extension d’un ou de plusieurs objets peut ouvrir d’innombrables «fenêtres» de perception et de compréhension.

C’est cette capacité à animer l’inanimé qui nous distingue en tant qu’hommes; Pour Soto Climent, l’art ne doit pas s’abandonner à la surproduction insignifiante, mais doit chercher, libérer et partager cette énergie invisible.

Inspiration : l’intervention de Socrate sur la nature de l’amour dans le Symposium de Platon. L’artiste se perd dans une jungle de textures et de tissus conçus pour les vêtements, tels que les leggings, les bikinis ou les soutiens-gorge qui, en raison de leur adhérence, sont pleins de substance humaine et représentent une sorte de seconde peau. Ils sont tordus et étirés, fragiles et frangibles, tout comme l’être humain qui les porte. Il manipule ces matériaux pour les placer, pour la première fois, sur des panneaux de bois. Les couleurs sont vives, imitant presque les costumes portés lors de ces rituels primitifs qui s’appuyaient sur des vêtements, des accessoires et des masques pour essayer de communiquer

avec le surhumain. L’artiste mexicain puise dans la poétique des mythes et des traditions pour parler d’un art qui n’est pas nécessairement production et innovation, mais partage et union.

Source : http://www.t293.it/exhibitions/martin-soto-climent-under-the-immortal-skin/

L’artiste Robert Indiana et son oeuvre « Love »

Love, 70’, Robert Indiana.

4 lettres imposantes en acier comme 4 points cardinaux incontournables. Comme si l’artiste nous montrait la voie vers l’amour. Au sommet de la sculpture, dans le sens du vent ne ressemble-t-il pas d’ailleurs lui même à la girouette qui montre le courant à suivre ? Et la lettre “O” penchée ne montre-t-elle pas la route a suivre telle une flèche sur notre chemin ?