Draw, Paint, Print pour Noël

Idée cadeau pour un « Noël arty contemporain »: « Draw, paint, print » as great artists de Marion Denhars.

Bonne nouvelle ! Disponible uniquement en anglais donc une occasion de faire un peu d’anglais, so chic ! Et une bonne excuse de vous amuser à gribouiller des oeuvres d’art contemporaines avec vos enfants qui ne speak pas encore la langue de Shakespeare.

Donc si vous cherchez un livre sympa sur l’art contemporain avec des exercices créatifs et amusants, ce livre est pour vous !!! Pour les enfants mais pas que… Je l’ai moi-même commandé et testé : je confirme donc sont intérêt certain pour la découverte du prochain great artist…

Disponible sur Amazon ici.

Et n’hésitez pas à faire suivre vos oeuvres d’art en commentaire…

Une sculpture communicante

A Monumental Journey, 2016, Kerry James Marshall.

Matériau : briques noires à base de manganèse

Ce sont 2 tambours africains posés en équilibre. 

Ils sont utilisés traditionnellement par les Yoruba d’Afrique de l’Ouest pour communiquer sur de longues distances. 

Ils sont appelés tambours parlants car les variations de sons qu’ils produisent sont proches de ceux de nos cordes vocales. Ceci grâce à sa forme en sablier et des bandes de tensions qui agissent comme un diaphragme.

L’œuvre symbolise l’importance de la communication mais aussi la nécessité voire la difficulté de parvenir à un système de justice équilibré. Comment le savons-nous ? grâce au contexte de la commande :  Un hommage à l’association juridique la plus ancienne et la plus importante des USA  qui a vocation d’apporter son aide aux minorités aux Etats Unis.  

Japanese touch

Work (Red, Black), 1970, Motonaga Sadamasa.

Peinture du mouvement japonais Gutai : “gu” pour instrument, et de “tai” pour corps.

Ce mouvement met en valeur l’action à l’image du Nô, théâtre japonais, à la grande gestuelle et expressivité ; Projeter, déchirer, mettre en pièce, brûler. Le rôle du corps, de la gestualité, de l’action y possède une place centrale.

Et la matière jusqu’à utiliser des matériaux atypiques (fumée, papier, boue, vinyle…) , avec une prédilection pour les matières brutes et les couleurs primaires.

Citation de la fontaine

Quebra-cabeças (puzzles) Duchamp, 2001, Nelson Leirner.

L’artiste Nelson Leirner a réalisé cette composition grâce au procédé de la citation avec l’oeuvre « Fontaine » (1917) de Marcel Duchamp. (Qui en fait est un urinoir…)

En art, on appelle citation une composition qui met en valeur un thème, un sujet ou une technique d’une oeuvre dite historique. Elle crée un dialogue entre passé et présent. Et rappelle aussi qu’en art rien n’est créé ex nihilo, c’est à dire que rien n’est créé à partir de rien ! L’oeuvre est souvent en partie le fruit d’un héritage passé, revisité avec un regard contemporain voir futuriste.

Un oiseau dans le métro

Jones Beach, 2017,  Matthew Grabelsky  de la série New York City Subway. 

Cette oeuvre est :

– une peinture et non une photo. On note donc la technique de la représentation figurative de l’artiste,

– un humain avec une tête d’oiseau. Original !,

– un contraste entre le sujet et son traitement : la banalité de la scène (une personne assise dans une rame de métro et le protagoniste qui est une hybridation mi homme mi animal,

– l’intention :  faire percevoir la part d’inconscient de chacun, voir d’originalité, pourquoi pas de fantastique. Des êtres hybrides conformes à leur environnement mais cultivant leur propre univers intérieur, faisant écho à un “continuum culturel beaucoup plus vaste”,

– Les références : les histoires de la mythologie grecque,

– Courant artistique : hyperréalisme, figuratif.

​Accumulation obsession !

Madison avenue, 1962, Arman.

Arman est obsédé par la répétition depuis ses débuts. Ca commence par des œuvres réalisées à partir d’empreintes répétées , dessinées avec des parties d’instruments de musique, musique qui au lieu d’être un son devient langage plastique.

Ce sera le “leitmotiv” pictural de l’artiste : traduire des objets produits en série en matériau plastique pour créer une œuvre unique. Le recyclage artistique d’objet de grande consommation : voila le concept qui a fait le tour du monde depuis et a renouvelé le langage pictural de l’époque.

 “Madison Avenue” est le motif répétitif créé par l’accumulation d’escarpins et qui rappellent le claquement des talons sur le trottoir de ce lieu mythique de Manhattan. Voila la répétition du mouvement mêlée à la répétition du son. Pourtant ces objets de prêt à porter vendus en masse sont pris et empilés dans un volume rappelant la vision d’objets amoncelés dans une poubelle. On passe d’objet mythique à objet rébu.

Beaucoup y verront une allégorie des fondements productivistes et économiques de l’entreprise. Certains, les fantômes des horreurs de la 2nd guerre mondiale.

Hors contexte

L’artiste appelle cela un «processus de transformation légèrement violent et dérangeant». Fabian Bürgy déconstruit les objets du quotidien et crée, avec ceux-ci, des scènes comiques ou dérangeantes. Les sculptures ainsi formées interrogent et provoquent la curiosité. Les objets sont dépouillés de leur 1ère fonction. C’est comme cela qu’une barrière de circulation prend l’aspect d’un tissus accroché au mur. 

Le changement est une condition fondamentale de la vie. La transformation est la réalité.

Ces oeuvres montrent l’invisibilité, l’euphémisme des petits objets non remarquables. Et pourtant ils sont si utiles ! Une oeuvre l’est-elle ? Les éléments banals trouvent ici une scène pour être vu.