Un oiseau dans le métro

Jones Beach, 2017,  Matthew Grabelsky  de la série New York City Subway. 

Cette oeuvre est :

– une peinture et non une photo. On note donc la technique de la représentation figurative de l’artiste,

– un humain avec une tête d’oiseau. Original !,

– un contraste entre le sujet et son traitement : la banalité de la scène (une personne assise dans une rame de métro et le protagoniste qui est une hybridation mi homme mi animal,

– l’intention :  faire percevoir la part d’inconscient de chacun, voir d’originalité, pourquoi pas de fantastique. Des êtres hybrides conformes à leur environnement mais cultivant leur propre univers intérieur, faisant écho à un “continuum culturel beaucoup plus vaste”,

– Les références : les histoires de la mythologie grecque,

– Courant artistique : hyperréalisme, figuratif.

​Accumulation obsession !

Madison avenue, 1962, Arman.  

Arman est obsédé par la répétition depuis ses débuts. Ca commence par des œuvres réalisées à partir d’empreintes répétées , dessinées avec des parties d’instruments de musique, musique qui au lieu d’être un son devient langage plastique. 

Ce sera le “leitmotiv” pictural de l’artiste : traduire des objets produits en série en matériau plastique pour créer une œuvre unique. Le recyclage artistique d’objet de grande consommation : voila le concept qui a fait le tour du monde depuis et a renouvelé le langage pictural de l’époque. 

 “Madison Avenue” est le motif répétitif créé par l’accumulation d’escarpin et qui rappellent le claquement des talons sur le trottoir de ce lieu mythique de Manhattan. Voila la répétition du mouvement mêlée à la répétition du son. Pourtant ces objets de prêt à porter vendus en masse sont pris et empilés dans un volume rappelant la vision d’objets amoncelés dans une poubelle. On passe d’objet mythique à objet rébu. 

Beaucoup y verront une allégorie des fondements productivistes et économiques de l’entreprise. Certains, les fantômes des horreurs de la 2nd guerre mondiale.

Hors contexte

L’artiste appelle cela un «processus de transformation légèrement violent et dérangeant». Fabian Bürgy déconstruit les objets du quotidien et crée, avec ceux-ci, des scènes comiques ou dérangeantes. Les sculptures ainsi formées interrogent et provoquent la curiosité. Les objets sont dépouillés de leur 1ère fonction. C’est comme cela qu’une barrière de circulation prend l’aspect d’un tissus accroché au mur. 

Le changement est une condition fondamentale de la vie. La transformation est la réalité.

Ces oeuvres montrent l’invisibilité, l’euphémisme des petits objets non remarquables. Et pourtant ils sont si utiles ! Une oeuvre l’est-elle ? Les éléments banals trouvent ici une scène pour être vu.

​Le musée de l’art du XXème siècle de Phaidon

Beau livre avec de belles images accompagnées à chaque fois d’un court texte explicatif pour mieux comprendre l’art contemporain et moderne. En bref, l’ essentiel du XXeme siècle. En fin de livre, un glossaire des mouvements artistiques, qui va de l’”art conceptuel” à “vorticisme”. Un must have que l’on feuillète avec plaisir.

Disponible sur Amazon en cliquant ici.

L’art thérapeute

Freud, Fish and Butterfly, 2012, Wang Haiyang.

Souvent social et engagé, sa peinture est intérieure. Représentation de son angoisse subconsciente et de ses désirs enfouis. Le tout prend forme en scènes imaginaires qui peuvent mettre un peu mal à l’aise le spectateur car hors confort visuel et émotionnel habituel. Ses pièces oniriques se rapprochent du surréalisme. Effet accentué lorsque l’artiste décline ses peintures sous forme de vidéos, de peintures animées (https://youtu.be/tc6wRR_TodM)