Art « indiscipliné »

C’est cette expression que vous devrez utiliser lors de votre visite du MIAN (Musée international d’art naïf) de Magog au Quebec.

L’art naïf est à la fois un mouvement ancien puisqu’il a vu le jour à la fin du 19eme siècle et contemporain car de nombreux artistes utilisent cette forme d’expression jusqu’à aujourd’hui pour exprimer leur talent de grand enfant !

Les plus connus ne sont pas contemporains mais plutôt de la periode moderne :

1. Henri Rousseau

Henri Rousseau, Surpris ! , 1910

Henri Rousseau, Surpris ! , 1910

2. Séraphine Louis

Séraphine Louis, l'arbre de paradis, 1930

Séraphine Louis, l’arbre de paradis, 1930

3. Sidney Nolan

Sidney Nolan, sans titre (Ste Kilda), entre 1938 et 1948

Sidney Nolan, sans titre (Ste Kilda), entre 1938 et 1948

Comment reconnaitre une oeuvre d’art naïf :

– C’est figuratif façon « indiscipliné » comparativement aux techniques enseignées classiquement aux Beaux Arts; les règles de perspective, les choix des couleurs, la précision des formes sont traités de manière moins stricte.

Euridyce, No quarto da vovo, 1969
Euridyce, No quarto da vovo, 1969

– les sujets sont souvent « populaires » : scènes du quotidien voir personnelles. Mais pas seulement…

Fatima Hassan Farrouj, 2003
Fatima Hassan Farrouj, 2003
Le Guern Louis-Gabriel, Le Christ Roi, 1975
Le Guern Louis-Gabriel, Le Christ Roi, 1975

– les coups de pinceau ont un air spontané

Albasser Pierre, Au fond du lac
Albasser Pierre, Au fond du lac

Résultat : un graphisme qui rappelle un dessin d’enfant sans l’être vraiment.

C’est un des mouvements qui a inspiré de nombreux artistes d’avant garde et pas des moins connus ! Citons par exemple :

Picasso

Pablo Picasso, le coq, 1932
Pablo Picasso, le coq, 1932

– Dubuffet

Jean Dubuffet, sans titre, 1979
Jean Dubuffet, sans titre, 1979

– Kandinsky

Kandinski, Improvisation 9, 1909
Kandinski, Improvisation 9, 1909

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​Accumulation obsession !

Madison avenue, 1962, Arman.

Arman est obsédé par la répétition depuis ses débuts. Ca commence par des œuvres réalisées à partir d’empreintes répétées , dessinées avec des parties d’instruments de musique, musique qui au lieu d’être un son devient langage plastique.

Ce sera le “leitmotiv” pictural de l’artiste : traduire des objets produits en série en matériau plastique pour créer une œuvre unique. Le recyclage artistique d’objet de grande consommation : voila le concept qui a fait le tour du monde depuis et a renouvelé le langage pictural de l’époque.

 “Madison Avenue” est le motif répétitif créé par l’accumulation d’escarpins et qui rappellent le claquement des talons sur le trottoir de ce lieu mythique de Manhattan. Voila la répétition du mouvement mêlée à la répétition du son. Pourtant ces objets de prêt à porter vendus en masse sont pris et empilés dans un volume rappelant la vision d’objets amoncelés dans une poubelle. On passe d’objet mythique à objet rébu.

Beaucoup y verront une allégorie des fondements productivistes et économiques de l’entreprise. Certains, les fantômes des horreurs de la 2nd guerre mondiale.