Japanese touch

Work (Red, Black), 1970, Motonaga Sadamasa.

Peinture du mouvement japonais Gutai : “gu” pour instrument, et de “tai” pour corps.

Ce mouvement met en valeur l’action à l’image du Nô, théâtre japonais, à la grande gestuelle et expressivité ; Projeter, déchirer, mettre en pièce, brûler. Le rôle du corps, de la gestualité, de l’action y possède une place centrale.

Et la matière jusqu’à utiliser des matériaux atypiques (fumée, papier, boue, vinyle…) , avec une prédilection pour les matières brutes et les couleurs primaires.

Ça tourne  ! 

Untitled, 2011, Lee Bae

Acrylique et pigments de charbon

Travail sur le contraste et la densité de la couleur noire pour lui donner du corps. Le médium utilisé pour ce travail, le charbon, est choisi pour :

– ces qualités plastiques qui assurent la profondeur du noir,

– ces références culturelles puisque le charbon (bois brulé) a été, dans l’art, l’un des 1er outils utilisé pour dessiner. Et sera également un matériau de construction de maison au Japon : technique du shou-sugi-ban.

– sa symbolique, car allegorie en chimie de la matière première. Le dictionnaire des symboles ajoute qu’il s’agit du “Symbole du feu caché, de l’énergie occulte; la force du soleil dérobée par la terre est enfouie en son sein; réserve de chaleur. Un charbon ardent représente une force matérielle ou spirituelle contenue, qui chauffe et éclaire, sans flamme et sans explosion; parfaite image de la maîtrise de soi chez un être de feu. Le charbon noir et froid ne représente que des virtualités; il a besoin d’une étincelle, d’un contact avec le feu, pour révéler sa vraie nature. Il réalise alors la transmutation alchimique du noir au rouge. Il est une vie éteinte, qui ne peut plus se rallumer par elle-même, s’il reste noir.”

L’art contrasté.. et non contrarié

Monuments To The Normal Ones de Josefina Sierra Guzman est une série de petites sculptures.

L’innovation se trouve dans le comment c’est fait : les matériaux utilisés combinent des objets bon marché ou usés tels que des pierres, de l’argile et des plastiques avec des pièces métalliques parfaitement dessinées, travaillées. A cela s’ajoute l’association d’un côté de matières souples et de l’autre de pièces durs avec lesquelles l’artiste parvient à créer une composition équilibrée.

Chacune des sculptures est un hommage à des qualités peu reconnues et des situations banales comme les titres des oeuvres le signalent : “hommage à nous, les lents” ou “l’hommage aux choses gratuites”.

Acrylic splash ! 

Canal, 1963, Helen Frankenthaler.

Le tableau représente des formes fluides et aplaties. L’artiste créée des formes dans des couleurs semi-transparentes, brillantes et denses avec des bords bien marqués. Un peu à la façon de Pollock, elle crée l’accident tout en contrôlant le jeu de formes, de couleur et d’espace.

« La peinture est un monstre… »

Untitled, 2004, Gilgian Gelzer, acrylic on canvas.

Son travail questionne l’espace et la façon dont la forme y prend place. «La peinture est un monstre qui s’accapare un très grand nombre de réalités pour incarner une expression concrète du monde.» Gilgian Gelzer.

Art, je t’ai dans la peau

Under the immortal skin, 2017, Soto Climent.

La vraie essence de son travail : l’être humain et sa relation avec les autres et le monde.

Sa méthode :

– s’appuier sur une économie de matériaux pour valoriser le message et l’émotion qui en découle,

– rechercher le geste poétique qui transforme, sans produire, ce qui est déjà au monde pour démontrer comment un simple pli, un entrelat ou l’extension d’un ou de plusieurs objets peut ouvrir d’innombrables «fenêtres» de perception et de compréhension.

C’est cette capacité à animer l’inanimé qui nous distingue en tant qu’hommes; Pour Soto Climent, l’art ne doit pas s’abandonner à la surproduction insignifiante, mais doit chercher, libérer et partager cette énergie invisible.

Inspiration : l’intervention de Socrate sur la nature de l’amour dans le Symposium de Platon. L’artiste se perd dans une jungle de textures et de tissus conçus pour les vêtements, tels que les leggings, les bikinis ou les soutiens-gorge qui, en raison de leur adhérence, sont pleins de substance humaine et représentent une sorte de seconde peau. Ils sont tordus et étirés, fragiles et frangibles, tout comme l’être humain qui les porte. Il manipule ces matériaux pour les placer, pour la première fois, sur des panneaux de bois. Les couleurs sont vives, imitant presque les costumes portés lors de ces rituels primitifs qui s’appuyaient sur des vêtements, des accessoires et des masques pour essayer de communiquer

avec le surhumain. L’artiste mexicain puise dans la poétique des mythes et des traditions pour parler d’un art qui n’est pas nécessairement production et innovation, mais partage et union.

Source : http://www.t293.it/exhibitions/martin-soto-climent-under-the-immortal-skin/

Un contemporain classique…

Le  1er sujet d’ « Explique Moi l’Art Contemporain » valait bien un grand « classique », si j’ose m’exprimer ainsi! Cherchant l’inspiration dans les livres et magazines parfois cachés au fin fond de la bibliothèque sous quelques particules de poussière, le tableau « Rythme d’automne » a tout de suite attiré mon attention. Cerise sur le gâteau,  l’automne arrive dans 24 jours très exactement, soit le 22 septembre, c’est donc à propos…

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