Emotions pastel

Forest park, gouache, 2017, Heather Lee Birdsong.

Forest park est un endroit sauvage au coeur de la ville de Portland dans l’Oregon.

Le tableau décrit les émotions personnelles ressenties dans un lieu public, ici le parc. L’ensoleillement et les fleurs présentes influencent la palette de couleurs.

Ça tourne  ! 

Untitled, 2011, Lee Bae

Acrylique et pigments de charbon

Travail sur le contraste et la densité de la couleur noire pour lui donner du corps. Le médium utilisé pour ce travail, le charbon, est choisi pour :

– ces qualités plastiques qui assurent la profondeur du noir,

– ces références culturelles puisque le charbon (bois brulé) a été, dans l’art, l’un des 1er outils utilisé pour dessiner. Et sera également un matériau de construction de maison au Japon : technique du shou-sugi-ban.

– sa symbolique, car allegorie en chimie de la matière première. Le dictionnaire des symboles ajoute qu’il s’agit du “Symbole du feu caché, de l’énergie occulte; la force du soleil dérobée par la terre est enfouie en son sein; réserve de chaleur. Un charbon ardent représente une force matérielle ou spirituelle contenue, qui chauffe et éclaire, sans flamme et sans explosion; parfaite image de la maîtrise de soi chez un être de feu. Le charbon noir et froid ne représente que des virtualités; il a besoin d’une étincelle, d’un contact avec le feu, pour révéler sa vraie nature. Il réalise alors la transmutation alchimique du noir au rouge. Il est une vie éteinte, qui ne peut plus se rallumer par elle-même, s’il reste noir.”

L’art contrasté.. et non contrarié

Monuments To The Normal Ones de Josefina Sierra Guzman est une série de petites sculptures.

L’innovation se trouve dans le comment c’est fait : les matériaux utilisés combinent des objets bon marché ou usés tels que des pierres, de l’argile et des plastiques avec des pièces métalliques parfaitement dessinées, travaillées. A cela s’ajoute l’association d’un côté de matières souples et de l’autre de pièces durs avec lesquelles l’artiste parvient à créer une composition équilibrée.

Chacune des sculptures est un hommage à des qualités peu reconnues et des situations banales comme les titres des oeuvres le signalent : “hommage à nous, les lents” ou “l’hommage aux choses gratuites”.

Art, je t’ai dans la peau

Under the immortal skin, 2017, Soto Climent.

La vraie essence de son travail : l’être humain et sa relation avec les autres et le monde.

Sa méthode :

– s’appuier sur une économie de matériaux pour valoriser le message et l’émotion qui en découle,

– rechercher le geste poétique qui transforme, sans produire, ce qui est déjà au monde pour démontrer comment un simple pli, un entrelat ou l’extension d’un ou de plusieurs objets peut ouvrir d’innombrables «fenêtres» de perception et de compréhension.

C’est cette capacité à animer l’inanimé qui nous distingue en tant qu’hommes; Pour Soto Climent, l’art ne doit pas s’abandonner à la surproduction insignifiante, mais doit chercher, libérer et partager cette énergie invisible.

Inspiration : l’intervention de Socrate sur la nature de l’amour dans le Symposium de Platon. L’artiste se perd dans une jungle de textures et de tissus conçus pour les vêtements, tels que les leggings, les bikinis ou les soutiens-gorge qui, en raison de leur adhérence, sont pleins de substance humaine et représentent une sorte de seconde peau. Ils sont tordus et étirés, fragiles et frangibles, tout comme l’être humain qui les porte. Il manipule ces matériaux pour les placer, pour la première fois, sur des panneaux de bois. Les couleurs sont vives, imitant presque les costumes portés lors de ces rituels primitifs qui s’appuyaient sur des vêtements, des accessoires et des masques pour essayer de communiquer

avec le surhumain. L’artiste mexicain puise dans la poétique des mythes et des traditions pour parler d’un art qui n’est pas nécessairement production et innovation, mais partage et union.

Source : http://www.t293.it/exhibitions/martin-soto-climent-under-the-immortal-skin/

Le secret d’Adinkra

Microcron 6b. 2013, Owusu-Ankomah. 

Acrylic on canvas. 

Cette composition présente des idéogrammes traditionnels du système de symboles Adinkra du peuple Akan du Ghana. Les signes et les symboles d’Adinkra ont des significations littérales, symboliques et proverbiales, qui ont été traditionnellement utilisées comme motifs pour le textile. Ils sont combinés avec d’autres idéogrammes comme ceux de la langue chinoise, ainsi qu’avec des symboles contemporains pour créer un langage visuel personnel.

La palette graphique est fortement contrastée (noir et blanc), avec des figures masculines musclées se déplaçant puissamment à travers la peinture.

Le titre, Microcron, a été inventé par l’artiste. Il représente le symbole ultime – le symbole des symboles – et fait référence à un système d’ordre et de philosophie englobant le tout.

Source : http://www.smith.edu/artmuseum/Collections/New-Acquisitions