Un oiseau dans le métro

Jones Beach, 2017,  Matthew Grabelsky  de la série New York City Subway. 

Cette oeuvre est :

– une peinture et non une photo. On note donc la technique de la représentation figurative de l’artiste,

– un humain avec une tête d’oiseau. Original !,

– un contraste entre le sujet et son traitement : la banalité de la scène (une personne assise dans une rame de métro et le protagoniste qui est une hybridation mi homme mi animal,

– l’intention :  faire percevoir la part d’inconscient de chacun, voir d’originalité, pourquoi pas de fantastique. Des êtres hybrides conformes à leur environnement mais cultivant leur propre univers intérieur, faisant écho à un “continuum culturel beaucoup plus vaste”,

– Les références : les histoires de la mythologie grecque,

– Courant artistique : hyperréalisme, figuratif.

Ça pixel’art ! 

Lac Sainte-Anne, 2008, David Garneau.

La technique est la superposition des motifs tourbillonnants réalisés avec des points de ton clair sur une peinture aux contours simplifiés et une palette chaude.

Un hommage et une réappropriation du pointillisme. Un clin d’oeil aux images de nos écrans créées à partir de milliers pixels. Le saviez-vous ? : pixel = picture element. 

I’m sexy and i know it… no  ?! 

X-4,1978, E’wao-Kagoshima.

Pastel, gouache et stylo sur papier.

Ses peintures sont hyper-imaginatives et érotiques empruntant des éléments visuels à Picasso, Klossowski et Baldessari. Caricatures et kitsch se sont imposés dans son oeuvre et sont devenus le support d’interprétation de l’histoire de l’art et de la culture japonaise traditionnelle. Sa marque de fabrique : le pop-surréalisme.

Auto-portrait décalé… vers le bas.

Self-portrait, 1995, Huguette Caland.
Un auto-portrait “déplacé”. Parce que l’art contemporain est souvent un art décalé” ! 

Le talent de l’artiste est de permettre avec seulement 2 petites courbes en bas de tableau et un aplat de couleur rose chair sans volume ni relief d’identifier clairement la partie du corps souhaitée. L’imagination du spectateur fait le reste…

Ça c’est pour la technique. Pour le message l’audace est de reprendre un sujet vu et revu depuis les débuts de l’art : l’auto-portrait, tout en changeant le point de vue : une paire de fesses suggérée. Ceci envoie plusieurs messages :

– La remise en cause des conventions classiques de l’auto-portrait qui habituellement sont le visage voir le buste ou “de pied en cape”. Ici la vue est de dos… Plus precisément un bas de dos !

– Et finalement pose la question en ces termes : pourquoi ne serions nous définis que par notre “face” ? Les autres parties de notre corps ne sont-elles pas aussi constitutives de notre personnalitée, de notre physique ? En quoi ne pourraient- elles pas etre également partie prenante d’un auto portrait ?

Un dialogue amené avec humour entre la passé et le présent.