I’m sexy and i know it… no  ?! 

X-4,1978, E’wao-Kagoshima.

Pastel, gouache et stylo sur papier.

Ses peintures sont hyper-imaginatives et érotiques empruntant des éléments visuels à Picasso, Klossowski et Baldessari. Caricatures et kitsch se sont imposés dans son oeuvre et sont devenus le support d’interprétation de l’histoire de l’art et de la culture japonaise traditionnelle. Sa marque de fabrique : le pop-surréalisme.

Auto-portrait décalé… vers le bas.

Self-portrait, 1995, Huguette Caland.
Un auto-portrait “déplacé”. Parce que l’art contemporain est souvent un art décalé” ! 

Le talent de l’artiste est de permettre avec seulement 2 petites courbes en bas de tableau et un aplat de couleur rose chair sans volume ni relief d’identifier clairement la partie du corps souhaitée. L’imagination du spectateur fait le reste…

Ça c’est pour la technique. Pour le message l’audace est de reprendre un sujet vu et revu depuis les débuts de l’art : l’auto-portrait, tout en changeant le point de vue : une paire de fesses suggérée. Ceci envoie plusieurs messages :

– La remise en cause des conventions classiques de l’auto-portrait qui habituellement sont le visage voir le buste ou “de pied en cape”. Ici la vue est de dos… Plus precisément un bas de dos !

– Et finalement pose la question en ces termes : pourquoi ne serions nous définis que par notre “face” ? Les autres parties de notre corps ne sont-elles pas aussi constitutives de notre personnalitée, de notre physique ? En quoi ne pourraient- elles pas etre également partie prenante d’un auto portrait ?

Un dialogue amené avec humour entre la passé et le présent.