Lost in space

Progress, 2015, John Brosio, oil on canvas.

Il n’y a pas de doute : cette scène est étrange. Nous avons pourtant l’habitude de voir des fusées posées sur les sols extra terrestres : Les blockbusters et séries, les Amstrong et Apollo nous ont familiarisé avec le sujet.

Mais ici, l’auteur introduit une nouvelle dimension : les astronautes, en costume, préparent une salle de réunion ou lisent un journal, à la façon terrienne, avec leurs gestes habituels sans être particulierement génés par le changement d’atmosphere, le sol, l’apesanteur. Ce qui peut amèner les pistes de réflexion suivantes :

La conquète de l’espace, le progrès technologique, le réchauffement climatique… Est ce que tout cela ne nous dépassent pas comme cette immense fusée ramenant l’Homme à un être minuscule tel une fourmie qui traverse le jardin au milieu des pots de fleur et des instruments de rattissage, tonte, bechage… ?

Quel sens donner aux simple objets du quotidiens, à notre vie actuelle dans un autre contexte ? Auront-ils encore un sens ailleurs ou demain ? Ces « spacemen » insouciants sont accrochés à leur matériel en bois ou objet en papier car, s’ils les perdent, ils ne pourront plus les retrouver ni les reproduire sur cette terre lointaine. Se cachent-ils la réalité, la vérité de la situation ? Ne voient-ils pas que l’utilisation de ce matériel en ce lieu est impropre, inutile voire ridicule ? Essaient-ils de se raccrocher aux derniers souvenirs de l’humanité ? Ils ont sauvé ce qu’ils ont pu : table et chaises pour reconstruire le futur, journal pour se rappeler l’Histoire et ne pas la répéter…

Est ce que l’auteur nous dit que tout continue comme avant alors que tout change autour de nous ?

Un oiseau dans le métro

Jones Beach, 2017,  Matthew Grabelsky  de la série New York City Subway. 

Cette oeuvre est :

– une peinture et non une photo. On note donc la technique de la représentation figurative de l’artiste,

– un humain avec une tête d’oiseau. Original !,

– un contraste entre le sujet et son traitement : la banalité de la scène (une personne assise dans une rame de métro et le protagoniste qui est une hybridation mi homme mi animal,

– l’intention :  faire percevoir la part d’inconscient de chacun, voir d’originalité, pourquoi pas de fantastique. Des êtres hybrides conformes à leur environnement mais cultivant leur propre univers intérieur, faisant écho à un “continuum culturel beaucoup plus vaste”,

– Les références : les histoires de la mythologie grecque,

– Courant artistique : hyperréalisme, figuratif.

Ça pixel’art ! 

Lac Sainte-Anne, 2008, David Garneau.

La technique est la superposition des motifs tourbillonnants réalisés avec des points de ton clair sur une peinture aux contours simplifiés et une palette chaude.

Un hommage et une réappropriation du pointillisme. Un clin d’oeil aux images de nos écrans créées à partir de milliers pixels. Le saviez-vous ? : pixel = picture element. 

I’m sexy and i know it… no  ?! 

X-4,1978, E’wao-Kagoshima.

Pastel, gouache et stylo sur papier.

Ses peintures sont hyper-imaginatives et érotiques empruntant des éléments visuels à Picasso, Klossowski et Baldessari. Caricatures et kitsch se sont imposés dans son oeuvre et sont devenus le support d’interprétation de l’histoire de l’art et de la culture japonaise traditionnelle. Sa marque de fabrique : le pop-surréalisme.