Fluo en vue dans le désert

Seven Magic Mountains, 2016, Ugo Rondinone.

Le désert du Nevada s’anime tout d’un coup avec les 7 colosses de calcaire de l’artiste Hugo Rondinone. Interruption sans ménagement de l’immobilité de ces vastes étendues arides. Les couleurs fluos et les formes de cette formation de pierre contrastent avec le paysage des lieux.

Une des installations les plus grandes des États-Unis depuis plus de 40 ans, située à quelques 15 kilomètres au sud de Las Vegas, près du lac Jean Dry.

L’artiste travaille ici sur les volumes, les perspectives et le modelage de la lumière en milieu naturel. Mais pas seulement ; il souligne aussi, par cette oeuvre, les frontières entre la matière brute et la matière artificielle, la réalité et le simulacre.

Lumière sur l’Amérique

Double America 2, 2014, Glenn Ligon.

Son oeuvre incisive explore l’Amérique à travers son histoire, sa littérature, sa langue et son identité. Artiste touche à tout, outre les textuels néons, sa pratique comprend la peinture, la photographie, les sculptures, l’impression, l’installation et la vidéo. Son art politiquement provocateur questionne la civilisation américaine. Influences : peinture moderne et art conceptuel.

Art, je t’ai dans la peau

Under the immortal skin, 2017, Soto Climent.

La vraie essence de son travail : l’être humain et sa relation avec les autres et le monde.

Sa méthode :

– s’appuier sur une économie de matériaux pour valoriser le message et l’émotion qui en découle,

– rechercher le geste poétique qui transforme, sans produire, ce qui est déjà au monde pour démontrer comment un simple pli, un entrelat ou l’extension d’un ou de plusieurs objets peut ouvrir d’innombrables «fenêtres» de perception et de compréhension.

C’est cette capacité à animer l’inanimé qui nous distingue en tant qu’hommes; Pour Soto Climent, l’art ne doit pas s’abandonner à la surproduction insignifiante, mais doit chercher, libérer et partager cette énergie invisible.

Inspiration : l’intervention de Socrate sur la nature de l’amour dans le Symposium de Platon. L’artiste se perd dans une jungle de textures et de tissus conçus pour les vêtements, tels que les leggings, les bikinis ou les soutiens-gorge qui, en raison de leur adhérence, sont pleins de substance humaine et représentent une sorte de seconde peau. Ils sont tordus et étirés, fragiles et frangibles, tout comme l’être humain qui les porte. Il manipule ces matériaux pour les placer, pour la première fois, sur des panneaux de bois. Les couleurs sont vives, imitant presque les costumes portés lors de ces rituels primitifs qui s’appuyaient sur des vêtements, des accessoires et des masques pour essayer de communiquer

avec le surhumain. L’artiste mexicain puise dans la poétique des mythes et des traditions pour parler d’un art qui n’est pas nécessairement production et innovation, mais partage et union.

Source : http://www.t293.it/exhibitions/martin-soto-climent-under-the-immortal-skin/

Cupidon s’est planté !

L’oeuvre des artistes Claes Oldenburg et Coosje Van Bruggen (non non je n’ai pas eternué, oui oui pour prononcer faut soit avoir la double nationalité suédo-neerlandaise… ou bien avoir un coup de bol phonétique ) installée dans le Rincon park à San Francisco en Californie est un arc de cupidon avec sa flêche plantée dans le sol depuis 2002. Son titre : Cupid’s span, soit « Portée de Cupidon » in French.  

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