Sculptures réalistes oui mais fantastiques !

Les sculptures, réalisées par Bruno Weber dans l’esprit du mouvement réaliste fantastique, sont installées dans le parc éponyme à Dietikon en Suisse. Lorsque l’on rentre dans ce lieu, on entre dans un conte de fée, un monde parallèle fait d’être familiers et étranges à la fois. Parfait pour un dimanche après midi en famille.

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Une sculpture communicante

A Monumental Journey, 2016, Kerry James Marshall.

Matériau : briques noires à base de manganèse

Ce sont 2 tambours africains posés en équilibre. 

Ils sont utilisés traditionnellement par les Yoruba d’Afrique de l’Ouest pour communiquer sur de longues distances. 

Ils sont appelés tambours parlants car les variations de sons qu’ils produisent sont proches de ceux de nos cordes vocales. Ceci grâce à sa forme en sablier et des bandes de tensions qui agissent comme un diaphragme.

L’œuvre symbolise l’importance de la communication mais aussi la nécessité voire la difficulté de parvenir à un système de justice équilibré. Comment le savons-nous ? grâce au contexte de la commande :  Un hommage à l’association juridique la plus ancienne et la plus importante des USA  qui a vocation d’apporter son aide aux minorités aux Etats Unis.  

​Accumulation obsession !

Madison avenue, 1962, Arman.

Arman est obsédé par la répétition depuis ses débuts. Ca commence par des œuvres réalisées à partir d’empreintes répétées , dessinées avec des parties d’instruments de musique, musique qui au lieu d’être un son devient langage plastique.

Ce sera le “leitmotiv” pictural de l’artiste : traduire des objets produits en série en matériau plastique pour créer une œuvre unique. Le recyclage artistique d’objet de grande consommation : voila le concept qui a fait le tour du monde depuis et a renouvelé le langage pictural de l’époque.

 “Madison Avenue” est le motif répétitif créé par l’accumulation d’escarpins et qui rappellent le claquement des talons sur le trottoir de ce lieu mythique de Manhattan. Voila la répétition du mouvement mêlée à la répétition du son. Pourtant ces objets de prêt à porter vendus en masse sont pris et empilés dans un volume rappelant la vision d’objets amoncelés dans une poubelle. On passe d’objet mythique à objet rébu.

Beaucoup y verront une allégorie des fondements productivistes et économiques de l’entreprise. Certains, les fantômes des horreurs de la 2nd guerre mondiale.

Hors contexte

L’artiste appelle cela un «processus de transformation légèrement violent et dérangeant». Fabian Bürgy déconstruit les objets du quotidien et crée, avec ceux-ci, des scènes comiques ou dérangeantes. Les sculptures ainsi formées interrogent et provoquent la curiosité. Les objets sont dépouillés de leur 1ère fonction. C’est comme cela qu’une barrière de circulation prend l’aspect d’un tissus accroché au mur. 

Le changement est une condition fondamentale de la vie. La transformation est la réalité.

Ces oeuvres montrent l’invisibilité, l’euphémisme des petits objets non remarquables. Et pourtant ils sont si utiles ! Une oeuvre l’est-elle ? Les éléments banals trouvent ici une scène pour être vu.

L’art contrasté.. et non contrarié

Monuments To The Normal Ones de Josefina Sierra Guzman est une série de petites sculptures.

L’innovation se trouve dans le comment c’est fait : les matériaux utilisés combinent des objets bon marché ou usés tels que des pierres, de l’argile et des plastiques avec des pièces métalliques parfaitement dessinées, travaillées. A cela s’ajoute l’association d’un côté de matières souples et de l’autre de pièces durs avec lesquelles l’artiste parvient à créer une composition équilibrée.

Chacune des sculptures est un hommage à des qualités peu reconnues et des situations banales comme les titres des oeuvres le signalent : “hommage à nous, les lents” ou “l’hommage aux choses gratuites”.

Fluo en vue dans le désert

Seven Magic Mountains, 2016, Ugo Rondinone.

Le désert du Nevada s’anime tout d’un coup avec les 7 colosses de calcaire de l’artiste Hugo Rondinone. Interruption sans ménagement de l’immobilité de ces vastes étendues arides. Les couleurs fluos et les formes de cette formation de pierre contrastent avec le paysage des lieux.

Une des installations les plus grandes des États-Unis depuis plus de 40 ans, située à quelques 15 kilomètres au sud de Las Vegas, près du lac Jean Dry.

L’artiste travaille ici sur les volumes, les perspectives et le modelage de la lumière en milieu naturel. Mais pas seulement ; il souligne aussi, par cette oeuvre, les frontières entre la matière brute et la matière artificielle, la réalité et le simulacre.

Lumière sur l’Amérique

Double America 2, 2014, Glenn Ligon.

Son oeuvre incisive explore l’Amérique à travers son histoire, sa littérature, sa langue et son identité. Artiste touche à tout, outre les textuels néons, sa pratique comprend la peinture, la photographie, les sculptures, l’impression, l’installation et la vidéo. Son art politiquement provocateur questionne la civilisation américaine. Influences : peinture moderne et art conceptuel.

L’artiste Robert Indiana et son oeuvre « Love »

Love, 70’, Robert Indiana.

4 lettres imposantes en acier comme 4 points cardinaux incontournables. Comme si l’artiste nous montrait la voie vers l’amour. Au sommet de la sculpture, dans le sens du vent ne ressemble-t-il pas d’ailleurs lui même à la girouette qui montre le courant à suivre ? Et la lettre “O” penchée ne montre-t-elle pas la route a suivre telle une flèche sur notre chemin ?